Triche au baccalauréat: Quand un député ignore la loi qu’il a votée

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Alors qu’il passait l’épreuve de français, samedi 8 juin 2019, comptant pour l’examen régional du baccalauréat, le député du PJD, Noureddine Kchibel, s’est vu confisquer ses 3 téléphones portables.

Le procès-verbal dressé à son encontre a rappelé que la loi anti-triche, adoptée par le parlement marocain en 2016, interdit le port du téléphone portable à l’intérieur des salles d’examens. Suite à l’éclatement de ce scandale, qui a relancé le débat sur la question du niveau d’instruction des parlementaires, la commission chargée de contrôler les fraudes au niveau de l’Académie régionale de l’Education et de la Formation de Rabat s’est réunie le 10 juin 2019, pour examiner la suite à donner à cette affaire. Ainsi, il a été décidé d’interdire à Noureddine Kchibel de passer l’examen du baccalauréat pendant les deux années à venir.

Ce que prévoit la loi anti-triche au baccalauréat 

Au Maroc, la loi anti-triche est sévère à l’encontre des fraudeurs avérés. Elle prévoit, entre autres mesures disciplinaires, l’interdiction de participer aux examens du baccalauréat pendant deux années successives, outre la peine privative de liberté qui peut aller de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement, assortie d’une amende allant de 5.000 à 100.000 DH.  A rappeler qu’en 2017, lors de la clôture de la session parlementaire d’automne, le président de la Chambre des représentants avait indiqué que 100 parlementaires n’avaient pas le bac. Est-il juste qu’un représentant de la nation légifère, sans disposer des aptitudes intellectuelles nécessaires à cet effet?

Dans le cadre des efforts visant à lutter contre la fraude aux examens du bac, la DGSN a annoncé avoir ouvert des enquêtes judiciaires à l’encontre de 49 candidats pris en flagrant délit de triche, lors de l’examen régional du baccalauréat dont les épreuves ont eu lieu le 8 et le 10 juin 2019.

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