Inde: l’hindouisme radical contre les femmes

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Jusqu’en septembre dernier, les femmes de 10 à 50 ans n’avaient pas accès au temple hindou de Sabarimala. La Cour suprême a jugé cette décision illégale, mais les premières visites de croyantes ont réveillé l’hostilité de traditionalistes, soutenus par les deux principaux partis politiques indiens.

La visite de deux femmes dans le temple de Sabarimala, dans l’Etat du Kerala, a provoqué des manifestations, notamment devant le siège du parlement de l’Etat, à Thiruvananthapuram et des heurts avec la police. Car le temple bannissait, jusqu’il y a peu, les femmes en âge d’avoir leurs règles, soit entre 10 et 50 ans et certains fidèles aimeraient que cette tradition -jugée depuis récemment illégale- perdure.

Cette «bataille» n’est pas liée qu’à une lecture de la religion. Elle se veut aussi politique. Le gouvernement du Kerala a souligné sa volonté de soutenir les femmes dans cette affaire. «J’avais auparavant clairement indiqué que le gouvernement fournirait une protection, si des femmes se présentaient pour entrer dans le temple», a déclaré le ministre en chef du Kerala, Pinarayi Vijayan.

Face à lui, les deux principaux partis politiques indiens, le Parti nationaliste hindou Bharatiya Janata (BJP) du Premier ministre Narendra Modi et le Congrès (opposition de centre gauche) défendent la tradition religieuse.

Le président du BJP pour l’Etat du Kerala est allé «un peu» plus loin en qualifiant la visite des deux femmes de «conspiration» menée, selon lui, par «des communistes» et «des dirigeants athées» qui n’auraient pour seul but que de «détruire les temples hindous».

Patrice Zehr

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