Bachar Al-Assad: l’homme de 2019

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«Les jours du président Bachar Al-Assad sont comptés». En octobre 2012, la séquence, tournée sur le plateau de la chaîne américaine ABC News, avait été vue par des millions de téléspectateurs du monde entier. Alors candidat à sa réélection, Barack Obama y martelait, lors du débat présidentiel de l’entre-deux tours, que la guerre syrienne allait être rapidement achevée, au profit d’une opposition largement soutenue par les pays occidentaux. Six ans plus tard, force est de constater que la donne a changé.

Grâce à l’intervention militaire cruciale de l’allié russe depuis 2015, les forces du président syrien, appuyées par l’Iran et le Hezbollah libanais, ont aujourd’hui repris le contrôle de près des deux tiers du pays. «Et l’annonce surprise, le 19 décembre, du retrait des troupes américaines dans le nord sous domination kurde, rend le régime encore un peu plus gagnant sur le terrain», souligne une source proche de l’appareil politique kurde.

Les Etats arabes se sont engagés dans un processus de réouverture des frontières -comme celle entre la Syrie et la Jordanie- et des ambassades à Damas: les Emirats Arabes Unis ont déjà rouvert la leur et Bahreïn et le Koweït devraient prochainement leur emboîter le pas», pointe l’historien Pierre-Jean Luizard, directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et spécialiste du Moyen-Orient. Fin décembre, Abou Dabi, soutien à l’aube de la guerre de la rébellion et de l’opposition en exil, à l’instar de plusieurs autres pays du Golfe, avait officiellement rouvert ses bureaux.

Patrice Zehr

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