Réorganisation du CNP: l’ANME salue la décision de la Cour constitutionnelle et dénonce l’instrumentalisation politicienne du débat

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Dans un communiqué rendu public vendredi 23 janvier 2026, l’Association marocaine des médias et des éditeurs (ANME) a exprimé sa satisfaction, suite au verdict de la Cour constitutionnelle concernant la conformité de douze dispositions de la loi N° 026.25 portant réorganisation du Conseil national de la presse (CNP).

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Parallèlement, l’ANME a exprimé son indignation face à l’instrumentalisation politicienne de ce débat concernant la presse.

Dans son communiqué, l’ANME considère que la décision de la Cour constitutionnelle a rétabli les principes de légalité et de légitimité constitutionnelle et consacré le respect des règles régissant les institutions professionnelles et l’autorégulation au sein du secteur de la presse et de l’édition.

Par contre et à l’opposé de cette décision constitutionnelle jugée responsable, l’Association constate avec une vive inquiétude l’approche sélective adoptée par certains acteurs politiques, qui n’ont saisi la Cour constitutionnelle que pour la loi régissant le Conseil national de la presse, ignorant d’autres lois d’une importance capitale et ayant un impact significatif sur la vie publique.

Pour l’ANME, ce traitement différencié ne saurait être dissocié de calculs politiques étroits et inavoués, qui -fustige l’Association- ont perturbé le développement institutionnel du secteur, porté préjudice aux journalistes et aux médias et porté atteinte à l’efficacité de l’autorégulation en termes de temps.

De même que l’ANME, en tant qu’instance la plus représentative, regroupant les plus grands médias et le plus large réseau de journalistes professionnels, dénonce les conséquences préjudiciables de cette instrumentalisation. Notamment, la suspension de la délivrance des cartes de presse professionnelles et des titres de transport ; l’impossibilité pour les employés du Conseil national de la presse de percevoir leur salaire depuis plus de trois mois ; et le blocage de toute possibilité de conclure des conventions collectives visant à augmenter les salaires des journalistes et autres professionnels des médias.

Face à cette alarmante situation de paralysie, l’Association convoque une Assemblée Générale de ses membres la semaine prochaine afin d’évaluer la situation et de prendre les décisions qui s’imposent pour défendre l’indépendance de la profession, la stabilité des entreprises de presse et les droits de leurs employés.

L’Association souligne enfin que le journalisme n’est pas un terrain d’affrontement politique et que le respecter, c’est respecter la Constitution et le droit du public à des médias professionnels et responsables.

Elle lance un message est clair : La presse n’est pas un enjeu de négociations…

Ce n’est pas un terrain d’expérimentation pour les politiciens…

Et quiconque le manipule à des fins obscures devra en répondre devant l’Histoire et l’opinion publique.



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