Sahara: La position de la Slovénie a-t-elle vraiment changé?

De g.à.d: Tanja Fajon, ministre slovène des Affaires Etrangères et son homologue marocain Nasser Bourita (Rabat, juin 2024).

En tentant de faire croire à un soutien de la Slovénie aux thèses séparatistes, la Diplomatie algérienne a une nouvelle fois versé dans l’ineptie.

Ljubljana a abrité le 30 août 2024, une rencontre entre la Cheffe de la diplomatie slovène, Tanja Fajon, et Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères. Comme à son habitude, Alger a essayé de détourner la vérité, en faisant croire à un soutien de la Slovénie aux thèses séparatistes. Dans un communiqué publié à l’issue de cette rencontre, le ministère algérien des Affaires étrangères, a en effet affirmé que Tanja Fajon s’est exprimé en faveur du «droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».

Rétablissant la vérité, la diplomatie slovène a répliqué par un communiqué dans lequel Ljubljana a réitéré son ferme soutien au processus politique mené sous l’égide de l’ONU pour résoudre le dossier du Sahara, tout en soulignant la nécessité d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce conflit régional.

La position de la Slovénie sur le dossier du Sahara n’a pas changé, bien au contraire. En juin 2024, Tanja Fajon avait été reçue à Rabat par le ministre marocain des Affaires étrangères. A l’issue de ses entretiens avec Nasser Bourita à Rabat, la Cheffe de la diplomatie slovène avait qualifié l’Initiative marocaine d’Autonomie pour les Provinces du Sud, comme une «bonne base» pour parvenir à une solution définitive et consensuelle à la question du Sahara. La position renouvelée de la Slovénie en faveur du Plan d’Autonomie au Sahara, s’inscrit dans une dynamique internationale qui a vu plus d’une centaine de pays membres de l’ONU, exprimer leur soutien audit Plan, présenté par le Royaume, au Conseil de Sécurité, en avril 2007.

Aujourd’hui, le consensus partagé par la Communauté internationale est que la question du Sahara nécessite une solution politique pragmatique, réaliste et mutuellement acceptable, loin de l’option référendaire qui ne fait d’ailleurs plus partie de la phraséologie onusienne, en raison de son caractère caduque et irréalisable.

Plutôt que de céder aux manœuvres algériennes, la Slovénie qui assure la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de septembre (2024), a choisi d’adhérer aux principes du Droit International et de soutenir les efforts de l’ONU pour trouver une solution pacifique et durable au conflit du Sahara.

HZ

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