Investissements, réforme sociale…: Benchaâboun présente les priorités du plan de relance à la CGEM

Le Projet de Loi de Finances (PLF) au titre de l’exercice budgétaire 2021 devrait concilier une triple nécessité s’articulant autour du social, l’investissement public et du déficit budgétaire. 

C’est ce qu’a souligné le ministre de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, lors d’une rencontre tenue au siège de la CGEM, le 26 novembre 2020.

L’investissement, une priorité 

Il s’agit, en effet, d’allouer davantage de ressources au profit du social, préserver un niveau d’investissement élevé en relation avec le maintien de la commande publique et de contenir le déficit budgétaire à un niveau légèrement inférieur à celui de 2020 qui a été marquée par la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), a expliqué Benchaâboun lors d’une rencontre avec la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), tenue sur le thème « le PLF 2021 face à l’impératif de la relance », jeudi 26 novembre 2020.

En matière d’investissement public, le ministre a évoqué le niveau record de 235 milliards de dirhams (MMDH), compte tenu des investissements des Établissements et Entreprises Publics (EEP) et des collectivités locales, outre la contribution du Fonds Mohammed VI pour l’investissement.

L’indispensable chantier social

Sur le volet social, il est question d’entamer la mise en œuvre des Orientations Royales en matière de généralisation de la protection sociale sur les cinq années à venir, a-t-il fait savoir, précisant que ce chantier porte sur quatre domaines d’intervention à savoir l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), la retraite, les allocations familiales et l’indemnité de perte d’emploi.

Ainsi, l’année prochaine verra le lancement de la généralisation de l’AMO qui devrait s’étaler sur deux années pour bénéficier à tous les Marocains, dans la perspective de passer d’un système d’assistance à un système de l’AMO assurant un minimum à ses bénéficiaires, a poursuivi M. Benchaâboun.

Maîtrise du déficit  budgétaire

S’agissant du déficit budgétaire, il a indiqué que le Maroc devrait achever l’année 2020 sur un déficit de 7,5%, soit 4 points au dessus de ce qui a été prévu initialement, notant que le déficit prévu en 2021 est de 6,5% malgré un recul des recettes de 30 MMDH et une hausse des dépenses de 30 MMDH.

Ainsi, des financements additionnels s’imposent pour se limiter à ce niveau de déficit, a estimé Benchaâboun. C’est à cette fin que la contribution de la solidarité va générer 5 MMDH, les financements innovants (14 MMDH) et les recettes générées par la cession d’actions de l’Etat (10 MMD), dont 4 MMDH dans le cadre de la privatisation. Il a, parallèlement, assuré que la politique budgétaire du Royaume ne peut être qualifie d’austérité, mais plutôt une politique volontariste, à caractère expansionniste, nécessaire et qui a été élaborée et mise en œuvre sans hésitation. « Cependant, le recours à cette politique doit nécessairement être limitée dans le temps pour des raisons de responsabilités », a-t-il fait valoir.

Renforcer l’engagement du secteur privé

Et de soutenir: « L’Etat doit mettre en place les mécanismes qui permettront de relancer la machine économique mais les opérateurs économiques doivent continuer à y croire en parallèle, investir et créer de la valeur et des emplois sinon les efforts consentis par l’Etat resteraient vains et sans effet ». « Le Maroc devra emprunter un cheminement qui nous permettra progressivement de revenir vers une trajectoire de déficit budgétaire soutenable et finançable sans impact négatif sur les autres acteurs économiques. L’importance des enjeux économiques et sociaux exigeait que cette loi de finances soit placée sous le signe se solidarité de manière à préserver le vivre ensemble et veiller à ce que notre pays demeure un espace de stabilité », a conclu le ministre de l’Economie, des Finances et de la réforme de l’Administration.

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