Entre le Maroc et l’Ethiopie, les relations bilatérales n’ont cessé d’évoluer depuis 2016. Aujourd’hui, le partenariat entre Rabat et Addis-Abeba franchit un nouveau palier.
Ainsi et sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major des Forces Armées Royales (FAR), le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense Nationale, Abdellatif Loudiyi, a reçu lundi 26 août 2024 à Rabat, le Maréchal Birhanu Jula Gelalcha, Chef d’Etat-Major des Forces de Défense Nationale Ethiopiennes, qui effectuait une visite officielle dans le Royaume, à la tête d’une importante délégation.
Un partenariat en pleine expansion
Après avoir passé en revue l’état de la coopération bilatérale dans le domaine de la défense et les possibilités de la renforcer davantage, les deux responsables ont exprimé, au cours de cet entretien, leur satisfaction quant au niveau d’excellence des relations bilatérales. A cette occasion, Abdellatif Loudiyi et Birhanu Jula Gelalcha ont manifesté l’ambition et la volonté communes de consolider les liens de coopération militaire entre le Maroc et l’Ethiopie.
Le même jour, le Maréchal Birhanu Jula Gelalcha a été reçu par le Général de Corps d’Armée, Inspecteur Général des Forces Armées Royales, Commandant de la Zone Sud, Mohammed Berrid. Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée au siège de l’Etat-Major des FAR à Rabat, l’accent a été mis sur les moyens à mettre en œuvre pour renforcer la coopération entre le Maroc et l’Ethiopie, dans le domaine militaire.
La visite de la délégation militaire éthiopienne au Maroc, le 26 août 2024, s’inscrit dans une dynamique marquée par un raffermissement des relations entre Rabat et Addis-Abeba. Les premiers pas vers le renforcement de ces relations ont été franchis en 2016, moins de 3 mois avant le retour du Royaume au sein de sa famille institutionnelle africaine, l’UA. Cette visite Royale historique a été marquée par la signature d’un accord entre le gouvernement éthiopien et l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), pour la construction d’une usine de production d’engrais, pour un investissement de plus de 3 milliards de dollars. Ce Complexe d’engrais intégré qui sera établi à Dire Dawa, à 250 kilomètres au sud de la frontière avec le Djibouti, permettra à l’Ethiopie, qui tire 40% de son Produit Intérieur Brut (PIB) du secteur agricole, de devenir autosuffisante pour certains engrais dès 2030.
Compte tenu de la situation stratégique du Maroc et de sa longue histoire, le Royaume considère son rôle dans la promotion d’une plus grande intégration et coopération régionales à la fois comme une responsabilité et une opportunité. En tant que passerelle entre l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Océan Atlantique, le Maroc est particulièrement bien placé pour faciliter les échanges économiques, politiques et culturels.
Le partenariat renforcé entre Rabat et Addis-Abeba, illustre l’approche du Maroc visant à favoriser l’intégration régionale à travers des alliances stratégiques et des projets collaboratifs. Des initiatives telles que des investissements conjoints dans l’agriculture, les énergies renouvelables et le développement des infrastructures démontrent le potentiel d’une croissance mutuellement bénéfique. Cette relation souligne également l’importance de la coopération Sud-Sud, mettant en évidence la manière dont les pays africains peuvent travailler ensemble pour relever les défis et atteindre des objectifs communs. En substance, le partenariat entre le Maroc et l’Ethiopie reflète et renforce l’engagement du Royaume en faveur d’un continent africain plus intégré.
L’Algérie panique
Suite au renforcement de la coopération militaire entre Rabat et Addis-Abeba, le régime algérien n’a pas hésité à utiliser ses outils de propagande pour essayer de semer la discorde entre Marocains et Egyptiens et créer une crise diplomatique entre Rabat et Le Caire, sachant que le rapprochement entre le Maroc et l’Ethiopie dans le domaine militaire n’est, en aucun cas, dirigé contre l’Egypte, pays avec lequel le Royaume entretient des relations historiques solides et cordiales.
Mais pourquoi l’Algérie s’engagerait-elle dans une voie aussi destructrice et conflictuelle? Comme toujours, le principal moteur de la frénésie actuelle de l’establishment algérien est sa crainte d’un changement de position de l’Ethiopie sur la question du Sahara, étant donné qu’Addis-Abeba reconnaît actuellement la soi-disant RASD.















































