Convention RAMSAR : Échec cuisant d’Alger après le rejet unanime de son projet de résolution à la COP-14

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Les Parties contractantes à la Convention de Ramsar sur les zones humides ont infligé un véritable camouflet à l’Algérie en rejetant, à l’unanimité, un projet de résolution soumis par ce pays, prétextant la révision des Critères Ramsar, et le déclassement des sites inscrits sur la Liste de Ramsar.

Lors de la 14ème Conférence des Parties contractantes à la Convention de RAMSAR sur les zones humides (COP14), tenue en format hybride à Wuhan et à Genève, du 05 au 13 Novembre 2022, ledit projet a été soumis à examen, en perspective de son adoption.

Néanmoins, une majorité significative de délégations, des quatre coins du monde, se sont dressées contre ce projet, relevant son caractère politique, préjudiciable au bon fonctionnement de la Convention.

Les délégations étaient unanimes sur l’impertinence de la proposition algérienne, consistant à procéder au déclassement de sites RAMSAR pour des considérations politiques, au moment où les efforts internationaux doivent se mutualiser pour préserver les sites RAMSAR.

Elles n’ont pas manqué d’expliquer que l’inscription des zones humides sur la liste RAMSAR est fondée sur leur importance internationale au point de vue écologique, botanique, zoologique ou hydrologique en se référant aux dispositions de son article 2.2.

Et d’ajouter que l’inscription des zones humides sur la liste RAMSAR est une reconnaissance internationale de l’importance de ces milieux en vue de les préserver, pour l’intérêt de la conservation et de la connectivité des habitats naturels en faveur des espèces migratrices et des oiseaux d’eau.

Cette inscription constitue, également, un levier pour le respect des sites par la communauté internationale, par les populations riveraines et en particulier par les autorités qui les gouvernent, qui sont appelés à en tenir compte dans les plans d’aménagement et politiques économique, sociale et environnementale, de manière à favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle de ces écosystèmes.

De surcroît, tout en soulignant le caractère controversé et politiquement motivé du projet de résolution algérien, ces délégations ont été unanimes à exprimer leur attachement aux objectifs scientifiques et environnementaux de cette Convention, et à rejeter toute manœuvre visant à polluer les débats au sein de cet organe onusien, et à porter atteinte à l’esprit constructif et de sérénité ayant toujours prévalu dans les échanges entre les Parties contractantes de cette Convention.

Face au rejet unanime de ce projet de résolution, il a été décidé de différer les discussions sur ledit projet de résolution à la prochaine COP15, qui se tiendra dans trois ans.

Ainsi, le projet de résolution algérien est le seul projet qui a été retiré des discussions lors de cette Session et reporté à la prochaine COP15, alors que les 21 autres projets de résolutions ont été adoptés.

À noter également que lors de cette COP14, le Maroc a été élu, au sein du comité permanent de la convention RAMSAR, en tant que représentant de la sous-région Afrique Nord au titre la période 2022-2025.

La contribution du Maroc aux travaux de cette COP a été hautement appréciée. A ce titre, et en marge de la plénière de la COP14, l’Agence Nationale des Eaux et Forêts a organisé, le 9 novembre 2022, un évènement parallèle sur les zones humides au Maroc avec une large participation des pays africains et méditerranéens.

Dans le même sillage, la ville d’Ifrane a reçu le ‘’label ville des zones humides accréditées par la Convention RAMSAR’’, parmi 25 autres villes de 12 pays qui ont démontré des liens solides et positifs avec les zones humides.

La ville d’Ifrane est devenue, ainsi, la deuxième ville arabe et nord-africaine sur la liste de RAMSAR des villes accréditées, ce qui constitue une reconnaissance de l’engagement du Maroc pour la sauvegarde de ses zones humides urbaines en faveur des populations et de la nature.

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