PI à Béni Mellal-Khénifra : Les divisions se creusent au sein des militants

Au moment où l’état-major du Parti de l’Istiqlal (PI) aspire à obtenir des résultats positifs dans toutes les régions du pays, lors des prochaines échéances 2021, cette formation politique traverserait actuellement une impasse organisationnelle dans la province de Béni Mellal-Khénifra où sa popularité aurait considérablement diminué.

Le parti de la balance, qui a remporté des positions enviables lors des élections précédentes (communales, professionnelles et législatives), semble plus fragile que jamais et les divisions se creusent au sein de ses militants notamment dans la section locale de Khénifra.

Ce contexte reflète l’anxiété ressentie par les sympathisants du Parti de l’Istiqlal à quelques mois du prochain rendez-vous électoral, a reconnu une source locale.

Cette dernière laisse entendre le souhait des militants du PI de voir le secrétaire général Nizar Baraka se déplacer dans la province pour aller à la rencontre des élus locaux et des sympathisants. Et surtout, dit la même source, pour recoller les morceaux des dégâts provoqués par ces divisions internes au sein de la section locale.

D’après la même source, Younes ben Salam, secrétaire de la section du Parti de l’Istiqlal à Boujniba, dans la province de Khouribga, souligne que le coordinateur du parti gère les affaires organisationnelles du parti de l’Istiqlal avec son téléphone portable, approuve qui veut et expulse qui veut, comme il a d’ailleurs fait avec les militants de la jeunesse istiqlalienne dans la province de Khouribga, indique-t-on. De même, il n’a pas été en mesure d’attirer des personnalités notables, ni d’élus ou de représentants de la société civile dans son propre fief, Fquih ben Saleh, ce qui ne permet pas l’émergence de nouveaux noms, d’après cette source.

Celle-ci a aussi ajouté qu’au niveau de la province d’Azilal, le parti compte trois parlementaires sur six et un groupe d’élus. Pourtant, dit la même source, ni le coordinateur ni l’inspecteur provincial n’ont été en mesure de renouveler les branches locales de Damanat et d’Azilal, ni de recruter des « notables » ou de se réconcilier avec les militants en colère à Demnate.

Pendant ce temps, les responsables des sections provinciales du parti continuent pourtant de prétendre leur force à travers des rapports, ce qui laisse présager des résultats négatifs qui pourraient être catastrophiques, surtout que le fief du parti à Beni Ayate, où se trouvait l’ancien parlementaire, est menacé, après que les secrétaires des sections et les membres du Conseil national aient choisi de se mettre en retrait de la scène, en attendant la fin de l’année pour prendre une décision appropriée, indique cette source.

Selon elle, un travail acharné attend également l’inspecteur provincial du Parti de l’Istiqlal dans la municipalité de Béni Mellal, pour trouver un «commando» capable de surmonter les revers accumulés, puisque le Parti Istiqlal, comme c’est connu, n’a pas obtenu le seuil de représentativité lors des échéances communales précédentes.

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