CGEM – Mezouar: «Que les plus gênés s’en aillent et j’assume!»

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Quand rien ne marche, il faut en parler! Trouver des solutions aux problèmes et non avoir des problèmes aux solutions… Et dans la vie d’une institution, quelle qu’en soit la nature ou la mission, il y a toujours des problèmes qui surgissent, des dysfonctionnements ou toutes autres entraves. Il faut donc poser les problèmes, les discuter et essayer de trouver les solutions adéquates…

Un comportement contraire serait illogique et intolérable… C’est ce qui a fait dire au président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar, profondément touché par les démissions de son colistier et vice président général de la confédération et de son directeur délégué, qu’il fallait se montrer raisonnable et en parler, au lieu d’agir de la sorte.

Question de laver le «linge sale de la confédération entre ses membres». A l’origine, un malentendu et des reproches jugés intolérables à l’égard d’un « haut » responsable au sein du patronat… De simples faits qui se sont faits l’écho dans la presse… On s’est alors mis à crier à la crise et à l’implosion au sein de la Confédération…

Salaheddine Mezour et à l’orée de sa deuxième année d’exercice à la tête du patronat, qu’il a baptisé «Acte II», invite la presse pour tirer les affaires au clair. Il a ainsi assuré qu’ «il n’y a ni crise, ni implosion, ni malaise au sein de la confédération».

Les impératifs de l’«Acte II»
Réagissant d’abord  à la démission de son vice-président général, Fayçal Mekouar, et du Directeur général délégué, Fadel Agoumi, Mezouar a noté que dans la vie d’une organisation, il y a ceux qui continuent leur engagement et se battent jusqu’au bout, et il y a ceux qui pour des raisons personnelles décident de ne plus continuer l’aventure.
Mezouar s’est dit heureux de faire partie de cette aventure d’abord avec son colistier démissionnaire Fayçal Mekouar et puis avec le Directeur général délégué qui a également décidé de faire une pause et de redonner un élan à sa vie professionnelle. Et le patron des patrons de souligner que «Ces démissions ne reflètent en aucun cas une scission au sein de la CGEM», réaffirmant ainsi sa détermination à assumer sa responsabilité jusqu’au bout à la tête du Patronat et à continuer à travailler avec ceux qui ont envie de travailler sincèrement. «Il peut y avoir des divergences internes et des malentendus. Cela fait partie de la vie des organisations. Les hommes et les femmes passent mais l’organisation continue», a-t-il encore dit, notant qu’il veillera durant son mandat à ce que la CGEM demeure forte et à ce qu’il y ait toujours le plus de cohésion possible.
Après avoir rappelé le fait qu’il a été élu par 80% des membres, Mezouar a fait savoir qu’il continuera à assumer sa responsabilité au nom de l’écrasante majorité des membres de la CGEM qui lui ont exprimé de manière spontanée et forte leur soutien et leur désapprobation des démissions, notant qu’il procédera dès la semaine prochaine au choix d’un nouveau Directeur général délégué et d’un nouveau vice-président général pour faire en sorte que l’ensemble des organes de la CGEM puissent continuer à fonctionner de la manière la plus naturelle et la plus normale.

Démissions ou pas, la CGEM continuera sa vie
Pour ce qui est de l’organisation interne de la CGEM et du fonctionnement de ses différentes structures, Mezouar a précisé qu’il a mené un travail d’audit financier, organisationnel et de procédures ainsi qu’une évaluation des compétences en vue de faire de la Confédération patronale une organisation ouverte et dynamique au service de ses membres et à l’écoute de son environnement, relevant à cet égard que la CGEM regorge de compétences qui méritent d’être soutenues et accompagner, et a besoin d’évoluer et de s’ouvrir davantage sur les jeunes et les femmes.
Il a ajouté à ce propos avoir fait le choix d’un nouveau mode d’organisation et de fonctionnement de la CGEM et qu’il en assume la responsabilité, notant que ce mode dont la Confédération patronale a besoin aujourd’hui, peut ne pas plaire à certains membres. Dans ce sens, Mezouar qui n’a pas écarté l’éventualité d’autres démissions. Mais, a-t-il tenu à assurer, la CGEM va continuer sa vie malgré tout. Et le président de confirmer, sur un ton assez serein «qu’il ne permettra à personne de faire du mal à cette organisation vieille de 70 ans, ou de l’empêcher de travailler correctement».
Par ailleurs, Mezouar a tenu à réaffirmer la position de la CGEM concernant la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), assurant que la Confédération patronale s’est déjà prononcé en faveur de cette zone de libre-échange et qu’elle est impliquée dans la commission qui travaille sur ce sujet dont les négociations vont démarrer en septembre prochain.
L’accord établissant la ZLECA est à l’avantage du secteur privé marocain, lequel n’a cessé de revendiquer les possibilité de pouvoir commercer dans de meilleures conditions avec l’Afrique, a-t-il souligné, soutenant que la position de la CGEM est claire et que le Patronat marocain est en faveur de la ZLECA.
Il a en outre rappelé dans ce contexte que les positions officielles de la CGEM concernant tous les sujets sont portées exclusivement par son président et par son vice-président général et qu’en dehors d’eux, ce ne sont que des opinions personnelles ou des commentaires.

HD

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