Une dizaine de blessés dans les heurts entre des manifestants et policiers à Alger

©Billel Bensalem / APP/MAXPPP - Des manifestants algériens scandent des slogans et s'assoient devant des policiers anti-émeute lors d'une manifestation contre le cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika à Alger, en Algérie, le 1er mars 2019. Le 1er mars, les autorités algériennes se sont préparées à ce qui devrait être la plus grande manifestation dans la capitale algérienne plus d'une décennie. Plusieurs manifestations et rassemblements ont eu lieu en Algérie depuis que Bouteflika exerce les fonctions de président depuis 1999; il a annoncé qu'il se présenterait pour un cinquième mandat aux élections présidentielles prévues pour le 18 avril 2019.

Alors que plusieurs dizaines de milliers d’Algériens ont manifesté vendredi, à travers le pays contre la perspective d’un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, au moins une dizaine de personnes ont été blessées à Alger lors d’affrontements en cours entre policiers et groupes de jeunes.

Plusieurs blessés portaient des plaies à la tête dues à des coups de matraque ou des pierres renvoyées par la policiers, selon des journalistes de l’AFP. La police tirait de nombreuses grenades lacrymogènes pour tenter de disperser un groupe d’environ 200 jeunes, à environ 1,5 km de la présidence de la République.

Une voiture était en feu, a constaté une journaliste de l’AFP sans pouvoir déterminer s’il s’agissait d’un véhicule civil ou de police.

La police avait bloqué plus tôt, à environ 1 km de la présidence, plusieurs manifestants venus du centre-ville.

Elle avait fait usage de gaz lacrymogènes et la foule s’était dispersée sans heurts, avant que des groupes de jeunes se rassemblent pour en découdre.

D’autres heurts sporadiques ont été signalés par des sources sécuritaires sur la Place du 1er-Mai, dans le centre d’Alger.

Auparavant, plusieurs dizaines de milliers d’Algériens avaient défilé vendredi sans incident dans le centre d’Alger et dans le reste du pays en scandant des slogans hostiles au pouvoir, face à une police qui a souvent paru débordée.

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