Le Maroc envisage de réduire la dette publique et d’améliorer les conditions de financement de l’économie

Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, a indiqué, vendredi à Rabat, que son département s’attelle à réduire la dette publique et à améliorer les conditions de financement de l’économie au titre de l’année 2018.

Boussaid qui présentait le projet du budget sectoriel du ministère de l’Economie et des Finances à la Chambre des Représentants, a souligné que son département s’attache aussi à mettre en place les mécanismes adéquats pour évaluer et suivre les répercussions des changements du taux de change sur la dette publique.

Pour accélérer la croissance économique, le ministère de l’économie prévoit d’améliorer le cadre législatif des microcrédits, de promouvoir la nouvelle stratégie de financement des jeunes entreprises et de développer le secteur financier à travers la mise en œuvre du cadre organisationnel des banques participatives, a-t-il fait savoir.

Le ministère compte, par ailleurs, soutenir la bonne gouvernance en adhérant à la nouvelle approche de gestion de l’investissement public (PIMA), qui vise à rationaliser la préparation, l’évaluation et l’approbation des projets publics, a relevé Boussaid, ajoutant que son département prévoit aussi l’encouragement de l’investissement et l’accompagnement des grands chantiers en assurant notamment l’appui du Plan Maroc Vert dans le cadre d’un partenariat avec le secteur agricole.

Sur le plan extérieur, le ministère de l’Economie compte lancer d’autres chantiers visant la consolidation de la coopération sud-sud et le renforcement de l’ouverture sur les grandes économies, mais aussi sur les économies des pays émergents à travers la conclusion de conventions portant sur l’encouragement et la protection de l’investissement avec l’Afrique (Ghana, Djibouti, Ouganda, île Maurice), le Japon et les pays de l’Amérique latine (Brésil, chili, Paraguay).

Ces chantiers prévoient aussi la poursuite des mesures de participation du Maroc dans le capital de la Banque africaine d’importation et d’exportation (AFREXIMBANK), l’élaboration des mesures d’adhésion à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures et la participation aux négociations de l’Accord de Libre-échange Continental (ALEC).

L’accompagnement des nouvelles réformes dans le domaine de l’environnement figure également parmi les projets prévus par le ministère et ce, à travers la création d’un pôle interne destiné à suivre et à examiner les politiques publiques en la matière.

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