Dans un communiqué rendu public ce 9 septembre 2026, l’Association Nationale des Médias et des Editeurs (ANME), annonce avoir suivi avec une profonde indignation, les propos injurieux et calomnieux du Secrétaire Général du Mouvement Populaire, Mohamed Ouzzine, à l’encontre du Président de l’Association, Driss Chahtane.
Relevant que Mohamed Ouzzine a choisi de signer sa publication sur les Réseaux Sociaux, en sa qualité de Secrétaire Général d’un parti politique (le Mouvement Populaire), l’ANME considère que ces agissements ne relèvent plus d’une simple réaction personnelle ou d’un différend passager, mais constitue désormais une prise de position assumée, émanant d’un responsable politique qui engage sa qualité de dirigeant d’un parti politique marocain, l’autorité liée à sa fonction, ainsi que l’image de l’institution qu’il représente.
L’Association Nationale des Médias et des Editeurs, souligne que les attaques visant son Président en raison de ses positions sur différents sujets, ne concernent pas uniquement sa personne, mais portent atteinte à une Organisation professionnelle nationale et, par conséquent, à l’ensemble des éditeurs et journalistes qui l’ont démocratiquement choisi pour les représenter et défendre l’indépendance de la presse marocaine ainsi que la dignité de ses professionnels.
Les propos tenus par le Secrétaire Général du Mouvement Populaire ne sont ni à la hauteur de la responsabilité politique qui lui incombe, ni à celle du statut d’un dirigeant de parti, déplore l’ANME.
Le communiqué relève que cette nouvelle agression verbale portée par Mohamed Ouzzine à l’encontre Driss Chahtane, vient s’ajouter à ses déclarations faites sur la 2ème chaîne nationale (2M), à la suite de l’agression de l’équipe de «Chouf TV» à Khénifra et à Oued Ifrane, par le frère du Secrétaire Général du MP et ses partisans, alors que l’équipe couvrait les souffrances des habitants touchés par les pluies torrentielles. Agression qui a d’ailleurs fait l’objet de plainte auprès de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale.
Rappelant également les déclarations du Secrétaire Général du Mouvement Populaire, en marge des débats des deux Chambres du Parlement concernant le projet de renouvellement des structures du Conseil National de la Presse (CNP) ; et ses propos injurieux qualifiant l’Association Nationale des Médias et des Editeurs, de «Frakchiya», l’ANME a décidé, en toute responsabilité, de boycotter désormais les activités du Parti du Mouvement Populaire et de son Secrétaire Général, lequel –relève l’Association- cherche, en altérant le paysage médiatique, à donner une ampleur artificielle à la campagne électorale de la formation politique qu’il dirige.
L’Association affirme qu’elle assumera pleinement sa responsabilité en dénonçant tous ses dépassements, aussi bien dans la gestion des affaires locales que dans la représentation des électeurs au sein des Institutions législatives.















































