L’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, a affirmé, vendredi 30 octobre 2026 devant le Conseil de sécurité, que la Minurso, dont le mandat n’a pas été reconduit, était « malheureusement devenue le symbole immuable d’un projet voué à l’échec ».
« Nous avons clairement indiqué que nous ne pouvions pas soutenir le renouvellement, année après année et décennie après décennie, de mandats qui n’ont pas donné de résultats ou qui ne peuvent pas en donner, et qui, (…) dans le cas présent [de la Minurso], ne sont pas viables », a déclaré l’ambassadeur américain dans son explication de vote sur la non-reconduction du mandat de la Minurso.
Constatant que depuis 35 ans, la Minurso « n’a pas atteint son objectif initial », M. Waltz a affirmé : « nous ne pouvons pas maintenir une mission dont le nom même ne reflète pas la réalité sur le terrain et opter pour le statu quo ».
Et d’ajouter que d’après le personnel même de cette mission onusienne, « la Minurso consacre environ 80% de son temps à simplement se réapprovisionner ».
A cet égard, l’ambassadeur américain a rappelé qu’en 2002 déjà, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait lui-même proposé au Conseil de sécurité de mettre fin au mandat de la Minurso.
« C’était il y a 24 ans, et nous en sommes toujours là », a-t-il encore regretté devant les membres du Conseil, ajoutant que pendant ce temps, des milliers de personnes restent coincées dans les camps de Tindouf, où « les deux tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent d’anémie, selon les conclusions de l’ONU ».
« C’est déchirant. Un tiers [des enfants] souffre d’un retard de croissance. Dix pour cent reçoivent une alimentation minimale acceptable. Une génération entière a grandi dans ces camps », s’est révolté l’ambassadeur US.
« Nous ne devons pas maintenir un statu quo qui aboutirait à une nouvelle génération vivant dans ces conditions », a martelé M. Waltz.
Par conséquent, l’ambassadeur a appelé à « poursuivre les efforts diplomatiques », en rappelant que le Président Donald Trump avait « ramené les parties à la table des négociations, aux côtés des Nations Unies et de l’Envoyé personnel du Secrétaire général ».
« Ce travail ne doit pas s’arrêter (…) Nous devons tenter quelque chose de nouveau », a conclu l’ambassadeur américain.














































