Rabat: L’Institut français lance sa saison culturelle 2026-2027 sous le signe de « l’innovation »

L’Institut français du Maroc a procédé, mardi 6 octobre 2026 à Rabat, au lancement de sa saison culturelle 2026-2027 qui fait de « l’innovation » le fil conducteur de ses activités destinées principalement aux jeunes.

De la recherche scientifique aux arts visuels, de l’intelligence artificielle aux nouvelles pratiques culturelles, les activités initiées au titre de la nouvelle saison de l’Institut français invitent, à travers une série d’événements dans différentes villes du Royaume, à s’interroger sur les transformations en cours au sein des sociétés.

Axée sur l’innovation sous toutes ses formes, cette saison culturelle, lancée en présence d’un parterre de personnalités des sphères culturelle, artistique et médiatique, aborde les sciences et les technologies, ainsi que les questions de création, de transmission et de nouvelles pratiques artistiques.

Dans ce cadre, la directrice générale de l’Institut français du Maroc, Chloé Goupille, a mis en avant la consécration de « J-Lioum » en tant que nouvelle signature culturelle de l’Institut, avec l’objectif de capitaliser sur le succès de l’édition précédente, à travers une programmation dans laquelle l’innovation prend forme dans des endroits inattendus, ainsi que des propositions qui l’abordent sous des angles très différents.

Mme Goupille a souligné que l’Institut s’emploie à diversifier ses approches pour aller à la rencontre des jeunes, célébrant ainsi les énergies créatives des deux pays en vue de tisser un réseau culturel maroco-français solide et innovant.

Cette saison s’articule autour de thématiques se rapportant aux « Sciences, idées et intelligence artificielle », à la « Création numérique et nouvelles formes artistiques », ainsi qu’aux nouvelles approches pour diffuser la culture autrement, par le biais d’activités rassemblant des talents marocains et français, des rencontres intellectuelles, des conférences et diverses performances artistiques et créatives.

Par ailleurs, les programmes de formation et les résidences de l’Institut français continueront à promouvoir la créativité et les échanges entre les deux pays, notamment à travers les résidences « Darkoum », « Méditerranée », « Miramar » et « Artibat ».

Au-delà de ces temps forts, « J-Lioum » sera déployé tout au long de l’année avec une programmation culturelle dans les 12 antennes de l’Institut français du Maroc, via notamment des spectacles, des concerts, des expositions, des rencontres, des débats, des résidences artistiques et des formations.

Pour sa part, l’attaché culturel de l’Institut français du Maroc, Michel Richard, a indiqué que « J-Lioum » sera aussi l’occasion de montrer que l’innovation ne se résume pas aux technologies, mais qu’elle repose sur des femmes et des hommes qui cherchent, expérimentent, prennent des risques et proposent d’autres façons de faire.

Parmi les temps forts de cette nouvelle saison culturelle figure une conférence du lauréat du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, consacrée aux transformations liées à l’intelligence artificielle et à leurs conséquences économiques et sociales.

Il s’agira également du lancement d’un nouveau cycle de débats d’idées « Les Innovantes » qui mettra en lumière des femmes dans la recherche, les sciences et l’innovation.

Par ailleurs, à l’occasion des 10 ans de « Novembre Numérique », l’Institut français proposera une programmation qui mêle musique, image, spectacle vivant, installation et expériences immersives, pour faire du numérique une aventure à vivre et à partager.

Dans le domaine de la création numérique, le chorégraphe Mourad Merzouki conduira une initiative de création mêlant danse et arts numériques, avec la participation d’artistes français et marocains issus des écoles supérieures d’art du Royaume.

Dans cette même dynamique, l’artiste visuel Oualid Lazrak proposera avec « De l’atome au pixel », une exposition qui prend pour point de départ des découvertes scientifiques médiévales en les inscrivant dans la contemporanéité.

Pour sa part, le DJ Retro Cassetta dans le spectacle « Jdid b lkdim », fera des anciennes cassettes audio la matière première d’une création musicale originale.

Dans un autre registre, la « Nuit de l’Horreur » reviendra sur les effets spéciaux du cinéma fantastique, en privilégiant les techniques artisanales et les effets réalisés sans outils numériques.

Également au programme de cette saison culturelle, le spectacle « Iqtibās », où le français et la darija se répondent simultanément sur scène, pour expérimenter une autre manière de faire circuler les mots et les récits entre les deux langues.

Enfin, le « Bibliotobiss » (l’Institut français mobile) sillonnera les routes du Maroc à la rencontre de nouveaux publics, pour proposer livres, activités et rencontres en dehors des lieux culturels habituels.

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