L’intelligence artificielle (IA), devenue incontournable dans tous les domaines de la société, est un outil capable de contribuer à une justice plus rapide, plus accessible et plus prévisible, a indiqué, mercredi 15 octobre 2026 à Rabat, le Premier président de la Cour de Cassation, président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Mohamed Abdennabaoui.
S’exprimant à l’ouverture d’un colloque international de haut niveau sur l’IA, M. Abdennabaoui a relevé que cette nouvelle technologie ouvre des perspectives réelles, en permettant notamment d’analyser plus rapidement les dossiers, de faciliter la recherche juridique, de rapprocher les textes et la jurisprudence, d’améliorer l’accès à l’information et d’identifier des solutions rendues dans des affaires comparables.
Cet outil implique une responsabilité quant à l’encadrement de son usage, l’anticipation de ses éventuelles dérives et la définition des limites à ne pas franchir, a-t-il expliqué, soulignant que cette entreprise appelle l’intervention du législateur afin d’adopter des lois et des textes réglementaires et d’encadrer l’utilisation de l’IA par des règles éthiques.
Egalement président de l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du Français (AHJUCAF), M. Abdennabaoui a, à ce propos, mis en exergue la nécessité de « l’adoption préalable de principes directeurs éthiques, des chartes ou des codes de déontologie, qui pourront, lorsque cela s’avérera nécessaire, être renforcés par des règles juridiques adaptées ».
Il a en outre relevé que l’IA ne constitue pas « un effet de mode », mais une transformation profonde « à laquelle aucun pays ni secteur ne peut durablement rester étranger, au risque de se laisser en marge de l’évolution de notre siècle », notant que le Maroc en a pleinement conscience.















































