Approche genre: L’Association Adala appelle à la tolérance zéro face aux violences faites aux femmes!

A l’instar de plusieurs autres associations de défense des droits des femmes en tant que droits humains, l’association Adala participe à son tour, à la campagne internationale contre la violence basée sur le genre du système des Nations Unies. 

Cette campagne de 16 jours qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre 2020, se décline selon le thème mondial pour 2020: «Orangez le monde: financez, intervenez, prévenez, collectez!».

Au Maroc, l’édition 2020 de cette campagne, coordonnée par ONU Femmes et mobilisant l’ensemble du système des Nations Unies dans le Royaume, a pour thème: «Vulnérabilité aggravée et accentuée des femmes en temps de crise». Ainsi en agissant pour accroître la prise de conscience, pour renforcer les efforts de sensibilisation, l’association Adala lance, cette année, la campagne de sensibilisation sous le hashtag #la_diligence_voulue_un_droit et le hashtag #Démasquons_la_violence.

Ayant pour objectif de révéler et d’interroger l’impact de la Covid-19 sur les différents groupes de femmes particulièrement vulnérables à des formes intersectionnelles d’inégalité et de discrimination, la campagne de sensibilisation et de mobilisation lancée par l’association Adala appelle également à l’action pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et les filles en mettant l’accent sur la diligence voulue.

Il y a urgence d’agir! 

En effet, les Etats devraient condamner la violence à l’égard des femmes et ne pas invoquer de considérations de coutume, de tradition ou de religion pour se soustraire à l’obligation de l’éliminer. Les Etats devraient mettre en œuvre sans retard, par tous les moyens appropriés, une politique visant à éliminer la violence à l’égard des femmes et, en agissant avec la diligence voulue pour prévenir les actes de violence à l’égard des femmes, enquêter sur ces actes et les punir conformément à la législation nationale.

À cette occasion, Jamila Sayouri, avocate et présidente de l’association Adala «pour le droit à un procès équitable» a affirmé que «l’association Adala participe à la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre du Système des Nations Unies. Il s’agit, pour nous, d’une lutte contre les violences faites aux femmes et filles qui doit se poursuivre pour progresser sur la voie de la réalisation des droits des femmes et l’application des quatre P (Prévention, Protection, Prise en charge et Pénalisation)». Elle précise que selon des données récemment publiées par l’Organisation mondiale de la Santé, 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences, au moins une fois dans sa vie. « Oui, aujourd’hui les obstacles à l’accès des femmes à la justice continuent d’exister. C’est un fait qui entraîne une impunité généralisée face à la violence. Des efforts considérables sont encore nécessaires pour garantir le droit des femmes et des filles à une vie sans violence. Ainsi et dans cette perspective, l’association Adala a choisi de se focaliser lors de cette campagne sur la politique de la diligence voulue. En effet, les Etats ont le devoir de prendre des mesures positives pour prévenir et protéger les femmes de la violence, punir les auteurs de violences, indemniser les victimes et leur offrir le soutien psychologique qui leur convient. Le principe de la diligence voulue est essentiel parce qu’il établit le lien manquant entre les obligations en matière de droits humains et les actions des personnes privées», a-t-elle ajouté.

Dans le cadre de cette campagne, l’association Adala mobilise ses membres, son bureau exécutif et son l’équipe opérationnelle pour la diffusion de messages visuels et/ou audiovisuels sur la lutte contre les violences faites aux femmes et filles (VFFF) . La campagne digitale comprend également le partage de données chiffrées, de statistiques, d’enquêtes sur les VFFF et l’accueil excessif et croissant des femmes et filles victimes de violences dans le cadre de la Clinique Juridique «Justice pour toutes et tous». Une campagne de sensibilisation et de communication sur les Cliniques juridiques sera lancée en parallèle avec les 16 jours d’activismes, et sera clôturée par un webinaire.

A noter que l’année 2020 marque la 29ème année de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, qui a fait ses débuts en 1991 par des activistes du premier Institut international pour le Leadership des femmes, sous la coordination annuelle du Centre pour le leadership mondial des femmes.

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