Confinement : Comment s’organisent les petits agriculteurs de Chtouka Aît Baha?

Malgré les mesures strictes mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19, les petits agriculteurs n’ont d’autres choix que de poursuivre leur activité. Le Reporter a interrogé certains d’entre eux dans la région de Chtouka Ait Baha.

À la vitesse à laquelle les supermarchés sont pris d’assaut par les citoyens, en ces temps de crise sanitaire, difficile d’imaginer un confinement sans la mise à contribution de ces petits exploitants.

Dans ce contexte, des centaines de petits agriculteurs -qui sont indispensables pour approvisionner nos marchés- continuent en effet à faire vivre leur exploitation durant le confinement. Question de survie.

Mais le travail devient difficile pour eux en ces temps de Coronavirus, témoignent des agriculteurs à Chtouka Aît Baha.

La question de la commercialisation inquiète beaucoup ces petits producteurs, qui sont également au front dans cette guerre contre la pandémie.

La fermeture de plusieurs souks hebdomadaire, pour limiter la propagation du virus de Covid-19, menace de prendre à la gorge ces petits agriculteurs.

El Hafd Bouhal, un petit producteur de tomates dans la commune rurale d’Inechaden à Chtouka Aît Baha dit qu’il est encore sous le choc de l’annonce de la décision de fermer les marchés hebdomadaires de la région.

Pour l’instant, lui et ses quatre ouvriers n’ont pas attrapé le virus de Covid-19. « Dans le domaine de l’agriculture, les règles de l’hygiène sont toujours de mise dans les fermes. Car l’agriculture connaît aussi le problème des virus, et le lavage des mains est primordial dans notre métier », affirme l’agriculteur El Hafd Bouhal.

Ce dernier dit que son exploitation n’a souffert que de de l’impact de la fermeture des souks hebdomadaires qui s’approvisionnaient auprès de sa ferme. Ce qui a asséné, assure-t-il, un coup dur sur son activité.

Les souks que ce dernier fréquente ont tous fermé les uns après les autres. Il s’agit notamment de souk had belfaa, Souk El Arbaa a Ourir, Souk khmiss Tikiouine et Souk Oufella à Agadir, précise Bouhal.

« Habituellement, je vendais directement mon produit dans ces marchés hebdomadaires. Mais leur fermeture a rendu très difficile la commercialisation de mes tomates », explique-t-il.

Toutes fois, El Hafd Bouhal essaie de  s’organiser pour faire face à cette période rude. « Il faut bien continuer à vivre », lance-t-il.

Disposant d’une dérogation pour pouvoir se déplacer pendant le confinement, El Hafd Bouhal, prend, chaque semaine, la route jusqu’à Agadir, avec sa cargaison dans son coffre. Il n’a trouvé que cette solution pour écouler ses tomates dans un marché hebdomadaire à Agadir qui n’a pas été fermé.

Dans ce contexte actuel de Covid-19, les agriculteurs sont de plus en plus sollicités. Sans eux, l’approvisionnement en produits agricoles n’aurait été possible.

Naîma Cherii

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