WAC: De Saber à Desabre que veut vraiment Naciri?

Desabre et Naciri lors de la cérémonie officielle de présentation. PH. S. Benkhadra
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La «Forteresse rouge», a connu bien des remous ces derniers temps. Bien qu’en tête du classement général de la Botola Pro D1 après  sa victoire face à l’OC Safi (2-1), ou plutôt la victoire du Congolais Kazadi Kaasengu, nouvellement recruté par le Wydad et qui était l’auteur des 2 buts qui ont offert la victoire, les langues ne se sont pas tues.

A l’origine, un entraineur complètement déphasé dont le WAC s’est récemment séparé (à l’amiable), après avoir failli à sa mission. Arrivé pour réussir quatre objectifs, Zoran Manojlovic a déjà, à mi-chemin, échoué à deux reprises et pas des moindres.

Saïd Naciri, président du Wydad, restait cependant convaincu que l’engagement de Zoran Manojlovic demeurait inhérent à l’obligation de résultats! Mais quels résultats, alors que Zoran avait déjà à 50% échoué?

Enfin on jette l’éponge et on prend son bâton de pèlerin pour aller à la quête d’une solution qui empêcherait la «Forteresse», déjà commençant sérieusement à se fissurer, de s’effondrer complètement…

Une première trouvaille, l’Argentin Miguel Angel Gamondi, récemment séparé lui aussi du Hassania d’Agadir est déniché. Un hic demeure cependant dans l’affaire! Gamondi n’est pas là en qualité d’entraîneur. Il a été présenté en qualité de nouveau manager général.

Engagé avec le club pour trois ans et demi Gamondi aura pour principale mission la restructuration et la dynamisation du projet sportif du prestigieux club de football, la formation, la gestion de l’école des jeunes et le recrutement de nouveaux talents.

Oui mais qui va s’occuper du terrain? En attendant, c’est Abdelilah Saber qui prendra les commandes en qualité d’entraîneur «par intérim», ne dira-t-on pas, mais c’est ça. Il est là en attendant…

En attendant, Saber dirigera l’équipe, même qu’il remportera deux matchs offrant six précieux points au Wydad et s’adjugeant un «Bon» point qui confirme sa qualité et son talent d’entraineur parti pour guider le WAC vers de nouvelles victoires et  d’autres réussites dans les échéances qui attendent encore les «rouges», mais…

Naciri, décide autrement et engage une vieille connaissance, en l’occurrence  le français Sebastien Desabre. Que fera-t-on de Saber maintenant que Desabre est là? En attendant, il est au WAC, on verra après! Fera-t-il partie du staff du nouvel entraineur? Naciri n’en dira pas le traître mot et se sortira d’affaire en déclarant qu’«il n’appartient qu’à Desabre de décider de qui fera partie de son staff».

Avec l’arrivée de Desabre, (directement venu d’Egypte), le président Naciri semble appliquer un adage très courant chez les amis égyptiens et qui signifie en substance: «celui que tu connais est mieux que celui que tu ne connais pas». Comme si il ne connaissait pas Saber, mais bon… Il connait Desabre et c’est déjà ça.

Pourvu qu’il le connaisse mieux qu’il ne semblait connaitre Zoran auquel il accordait une confiance «aveugle»… Un gage de confiance est certes ce passage de Desabre au WAC,  lors de la saison 2016-2017. L’ancien sélectionneur de l’Ouganda avait fait ses preuves au WAC signant l’honorable bilan de 9 victoires, 6 nuls et 1 défaite en 16 matchs.

Aujourd’hui, le challenge est un peu plus important. Engagé 2 ans et demi avec le WAC, Desabre, en tête du classement de la  Botola, a comme objectifs principaux de remporter  le titre de cette Botola et la Ligue des champions. Encore faut-il  savoir mener le bal et faire «danser», enfin, «jouer» les  onze nouveaux arrivés, à son rythme.  N’est-ce pas monsieur le président?

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