Harcèlement sexuel d’une femme officier par son supérieur : les témoins à charge entendus par le juge d’instruction

Du nouveau dans l’affaire de la plainte lancée par une femme officier (W.K) à l’encontre d’un haut responsable de la police à la sureté provinciale d’El Jadida, pour harcèlement sexuel et abus de pouvoir. Pendant environ une heure et demie, le juge d’instruction prés le tribunal d’appel d’El Jadida a entendu, mercredi 23 janvier, le haut responsable de la police qui devait répondre aux accusations de la femme policier devant la justice, indiquent au Reporter des sources proches du dossier. Les témoins à charge ont également été convoqués ce même mercredi pour être entendus par le juge d’instruction chargé de l’enquête « sur les accusations de la femme policier contre son supérieur », précisent les mêmes sources.

Les témoins à charges, dont les voisins de la policière et deux gardiens de nuit, ont confirmé au juge d’instruction avoir vu le haut responsable de la police devant le domicile de la plaignante au moins sept fois, révèle la défense de la victime. Les témoins disent que l’accusé se rendait sur l’endroit à bord d’une Peugeot noire qu’il garait à proximité du domicile de la femme officier. Ils affirment que le haut responsable attendait celle-ci jusqu’à son retour le soir de son travail, et l’appelait pour discuter avec elle, ajoute la même source.

En réponse, l’accusé a nié formellement s’être trouvé à l’endroit indiqué par les témoins, mais reconnait, toutes fois, avoir une voiture Peugeot noire, souligne la défense, qui précise que le juge d’instruction devra se prononcer sur l’affaire, dans les heures qui viennent.

Pour rappel, ce scandale a éclaté, il y a plus de deux ans, lorsqu’une femme officier – mariée et mère de trois enfants- travaillant à la préfecture de police à Azemmour est sortie de son silence en déposant une plainte pour harcèlement sexuel et abus de pouvoir contre son supérieur, un haut responsable à la sureté provinciale d’El Jadida. L’affaire a atterri sur les bureaux de la DGSN.

Sur ordre de Abdellatif Hammouchi, patron de la DGSN, une commission d’enquête a débarqué à la sureté d’El Jadida, après l’éclatement de cette affaire de harcèlement. La commission, qui a écouté les deux protagonistes ainsi que d’autres éléments de la DGSN, a soumis un rapport détaillé à la DGSN, qui a soumis le rapport à l’enquête judiciaire sous la supervision du parquet général.

 

 

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