Dans une société qui valorise souvent le sacrifice, l’effacement ou l’adaptation permanente aux attentes des autres, une question essentielle refait surface : Comment retrouver sa propre place sans culpabilité ? Comment faire de soi un choix conscient et prioritaire ?
Mon propos part d’un constat partagé par beaucoup : au fil du temps, sous la pression des rôles sociaux, professionnels ou familiaux, nous pouvons ne plus nous choisir. Nous ajoutons des couches – celle du bon employé, du parent dévoué, du partenaire accommodant – jusqu’à étouffer notre essence.
La conséquence ? Un sentiment de vide, d’irritation chronique ou de fatigue profonde, signes d’un moi authentique relégué au silence.
La solution proposée est à la fois simple et révolutionnaire : se choisir. Non par égoïsme, mais par nécessité vitale. Il s’agit de l’acte délibéré de se replacer au centre de sa propre vie.
Concrètement, cela signifie :
– Identifier et respecter ses propres besoins (physiques, émotionnels, créatifs).
– Cesser de croire que notre valeur dépend de notre utilité ou de notre capacité à satisfaire autrui.
« Reprendre sa place » n’est pas un vœu pieux, mais un processus actif.
Cela nécessite parfois de dire « non » pour pouvoir dire « oui » à ce qui nous correspond vraiment. Cela implique de faire le tri entre ce qui nous a été inculqué (« il faut ») et ce qui résonne en nous (« je veux »). Cette réappropriation peut bouleverser certains équilibres, mais il s’agit de la condition sine qua non pour vivre une vie alignée, où l’on cesse de jouer un rôle pour incarner sa véritable personne.
Se choisir n’est pas un acte d’isolement, mais de reconstruction. Un impact rayonnant !
Maintenant, répétez sereinement, en fermant les yeux, dix fois après moi:
« Je suis gardien/nne de mes choix. »
Abla TLEMÇANI













































