Sardines : Quelles mesures pour stabiliser les prix ?

La secrétaire d’Etat chargée de la pêche maritime, Zakia Driouich.

Depuis le 1er janvier 2025, les bateaux opérant dans la pêche des petits pélagique au sud d’Agadir ont été contraints de rester à quai. La secrétaire d’Etat chargée de la pêche maritime, Zakia Driouich tient à expliquer les raisons de cet arrêt d’activité.

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La pêcherie des petits pélagiques, principalement la sardine, a connu un recul de ses principaux indicateurs biologiques, ce qui a impacté les résultats de la campagne de pêche en 2024 avec une baisse de 23% pour la sardine et de 1% pour la totalité des débarquements des cinq espèces de petits pélagiques au niveau national, a indiqué cette semaine le département de la pêche maritime.

Face à cette baisse, il a été décidé d’instaurer, depuis le 1er janvier 2025, un arrêt d’activité de toute la flotte ciblant la sardine au sud d’Agadir, en l’occurrence les senneurs côtiers et les navires industriels de pêche pélagique.  «L’instauration de ce repos biologique, qui va durer deux mois  pour les ports de Boujdour et Dakhla contre un mois et demi pour les ports de Laayoune, Tarfaya, Sidi Ifni et Agadir, a pour objectif d’améliorer la capacité reproductive biologique et le renouvellement des biomasses de ces stocks», a déclaré la secrétaire d’Etat chargée de la pêche maritime, Zakia Driouich.

Celle-ci a souligné l’importance de lutter contre les spéculations affectant les prix des sardines pendant cette période, qui prendra fin dans la région centre 15 jours avant le début du Ramadan. Elle insiste sur la nécessité de prendre les mesures idoines pour lutter contre les spéculations sur la sardine pendant cette période pour protéger le consommateur contre ce genre de pratiques.

La responsable gouvernementale précise au passage que  «cette mesure, parmi d’autres, a pour but de faire face aux effets du changement climatique ayant fortement perturbé la distribution et les zones de concentration des phases sensibles de ces stocks».

Par ailleurs, une autre mesure équivalente, a concerné la fermeture spatiotemporelle de la zone de ponte au large de Safi. Elle vise à atteindre les mêmes objectifs de protection de la ponte de la sardine au profit de la flotte sardinière qui exploite cette zone, Confirme la même source.

De même, en vue de protéger la zone centre, qui compte deux des plus importants ports du royaume, Laayoune et Tan-Tan, la même source a indiqué qu’une mesure supplémentaire a été instaurée pour la protection du stock de la sardine, à travers la fermeture d’une zone de concentration des juvéniles située entre Tan-Tan et Laayoune, identifiée par l’Institut National de la Recherche Halieutique (INRH) et signalé également par les pêcheurs, et ce pour une durée d’une année.

Selon la Secrétaire d’Etat, ce repos biologique instauré dans le cadre d’une gestion adaptative de la plus importante pêcherie nationale fait suite à l’avis scientifique de l’INRH qui recommande de protéger la phase principale de reproduction de la sardine au niveau des pêcheries de l’atlantique centre et de l’atlantique sud.

Côté prix, la secrétaire d’État a assuré que le prix de la sardine ne devrait pas dépasser 17 à 20 dirhams le kilogramme durant cette période d’arrêt d’activité, malgré les conséquences sur  l’offre. Elle a aussi précisé que le prix de la caisse de sardine au marché de gros reste fixé à 400 dirhams.

Le prix de la sardine dans les marchés de gros, comme beaucoup d’autres produits, est soumis à la logique de l’offre et de la demande, dit-elle. Mais, « il est aussi affecté par de multiples facteurs, notamment le coût de production, affectant l’activité des navires de pêche », poursuit-elle, mettant en garde contre la prolifération des points de vente informels, l’anarchie, la médiation illégale.

 

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